Le remplacement des fenêtres reste l’un des chantiers les plus courants en rénovation, mais le contexte a évolué. Règles d’aides revues, exigences thermiques rehaussées, contraintes locales parfois surprenantes : mieux vaut faire le point avant de signer un devis, surtout dans une ville au patrimoine aussi marqué que Senlis.
Un marché en mouvement, des règles d’aides qui changent
Depuis le 1er septembre 2026, le changement de fenêtres ne peut plus être financé par MaPrimeRénov’ comme geste isolé dans le cadre du Parcours par geste. Cette aide reste accessible, mais uniquement dans le cadre d’une Rénovation d’ampleur (Parcours Accompagné), à condition de combiner au moins deux types de travaux d’isolation et de remplacer au moins 25 % de la surface totale des parois vitrées. Pour un projet mono-geste, la prime CEE reste la voie principale : elle est ouverte à tous les profils de revenus, sans conditions particulières, à condition que l’installateur soit certifié RGE et que la fenêtre affiche un Uw inférieur ou égal à 1,3 W/m².K. À cela s’ajoute la TVA réduite à 5,5 %, applicable automatiquement pour tout logement de plus de deux ans. Un devis appliquant 20 % par défaut doit alerter.
Côté marché, la France compte encore près de 82 millions de fenêtres en simple vitrage selon une étude de l’UFME publiée en janvier 2026. Si l’on y ajoute les doubles vitrages de première génération désormais jugés insuffisants, c’est environ 90 millions d’ouvertures qui mériteraient d’être remplacées. Le gisement est là, même si les ménages restent prudents face aux incertitudes économiques.
Choisir son matériau : une décision pour 20 à 30 ans
PVC, aluminium, bois ou mixte bois-alu : chaque matériau a ses atouts, et aucun ne convient à tous les projets. Le PVC offre le meilleur rapport qualité/prix et ne demande aucun entretien, avec un coefficient Uw moyen autour de 1,1 à 1,3 W/m².K. L’aluminium séduit pour son esthétique et sa robustesse, mais uniquement avec rupture de pont thermique (RPT) : sans ce dispositif, ses performances thermiques sont très mauvaises. Le bois conserve de vraies qualités acoustiques et un rendu naturel, au prix d’un entretien régulier (lasure tous trois à cinq ans). Le mixte bois-alu combine l’intérieur en bois et l’extérieur en aluminium, pour une isolation optimale avec un entretien réduit.
Les prix varient entre 350 € et 1 450 € par fenêtre, pose comprise, selon le matériau et les dimensions. Pour une maison de sept ouvertures, comptez entre 2 450 € et 10 150 € au total. En matière d’impact sur la valeur du bien, un remplacement complet peut générer une plus-value estimée entre 2 et 5 %, grâce à l’amélioration du DPE, désormais scruté par les acheteurs depuis les nouvelles règles sur les passoires thermiques.
Dans le secteur de Senlis, l’agence Lorenove Senlis intervient sur des projets en PVC, aluminium, bois et mixte, avec fabrication française et plus de 40 ans d’expérience en rénovation de menuiseries. Elle affiche une note de 4,9/5 sur 210 avis Google pour son agence locale, basée à Pontarmé.
Senlis : attention aux contraintes liées au patrimoine
Senlis est une ville historique avec un périmètre de protection des Architectes des Bâtiments de France (ABF). Concrètement, cela signifie que tout changement modifiant l’aspect extérieur du logement, y compris les fenêtres, nécessite une déclaration préalable de travaux en mairie. Les couleurs et matériaux peuvent faire l’objet de prescriptions spécifiques. Passer outre expose à des sanctions, pouvant aller jusqu’à l’obligation de remettre les anciennes fenêtres à ses frais. Un professionnel habitué au secteur connaît ces contraintes et peut accompagner les démarches administratives.
Autre point à ne pas oublier : remplacer des fenêtres étanches sur un logement anciennement équipé de menuiseries anciennes change les équilibres de ventilation. Vérifier ou adapter le système de ventilation existant évite condensations et dégradations du bâti à moyen terme.
Changer ses fenêtres en 2026, c’est donc bien plus qu’un remplacement technique : c’est un projet qui demande de la préparation, un professionnel RGE et, dans les secteurs protégés comme Senlis, une bonne connaissance des règles locales.

